Rassemblement Solidarité Rojava

mercredi 16 octobre

Rassemblement samedi 19 octobre à 14 heures devant la préfecture de Saint Brieuc, à l’initiative des Kurdes et des militantEs de Saint Brieuc, contre l’invasion et l’opération de nettoyage ethnique au Rojava par l’armée turque et ses supplétifs djihadistes.

La semaine dernière, le monde a vu l’armée turque entreprendre d’écraser l’un des plus importants mouvements démocratiques de notre époque, l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).

La vérité sur le nettoyage ethnique

Depuis l’après-midi du 9 octobre, la Turquie pilonne des villes et des agglomérations situées le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie, notamment Qamishlo, Derik et les villages autour de Kobanê. L’armée turque et ses supplétifs – dont beaucoup sont des forces djihadistes – ont franchi la frontière pour tenter de s’emparer des villes de Serêkaniyê (Ras al Ain) et de Tel Abyad (Girê Spî). Cette attaque n’a pu se faire qu’avec la bienveillance des puissances occidentales. En effet le feu vert de cette attaque a été donné le retrait des troupes États-uniennes de la frontière Turco-Syrienne.

Une odieuse trahison du peuple kurde

L’abandon du peuple Kurde par les autorités est une trahison. Les camarades Kurdes se sont battuEs et ont perdus des milliers de combattantEs YPG et YPJ, aux côtés des occidentaux dans leur lutte contre DAESCH. Les Kurdes ont déjà été abandonnés par ces mêmes occidentaux lors de la prise d’Afrin au mois de mars 2018. Depuis la région d’Afrin est occupée par des forces djihadistes soutenues par la Turquie, qui enlèvent, torturent et tuent des civils, forcent les femmes à se couvrir le visage avec un niqab quand elles sortent de la maison, et détruisent les ressources naturelles locales telles que les oliveraies et les champs de blé. Les territoires conquis par la Turquie subissent les mêmes sorts que ceux dominés par Al Quaida ou Daesch.

La volonté d’exterminer une expérience démocratique et ceux qui la promeuvent

L’abandon des puissances capitalistes montrent qu’elles préfèrent le Ffascisme à une démocratie égalitaire, écologique et sociale. La Turquie est en effet un état fasciste islamiste qui emprisonne les maires, étudiants, professeurs, fonctionnaires, journalistes ou simple habitantE soutenant la démocratie ou les peuples oppressés. En opposition au Kurdistan Syrien ou Rojava, les habitantEs du nord-est de la Syrie ont mis en place un système politique fondé sur la démocratie à la base, l’égalité des sexes et la durabilité de l’environnement, avec le respect et le vivre ensemble de toutes les religions et ethnies (Kurdes, Arabes, Assyriennes, Turkmènes, Arméniennes et Circassiennes), le composant.

L’Europe complice

L’Europe soutient la Turquie, dès 2016, elle a accordé des milliards d’euros contre le blocages des réfugiées par Erdogan. Elle a fermé les yeux sur les dérives autoritaires et fascistes d’Erdogan, pour fermer ses frontières et refuser l’accueil des personnes dans le besoin et subissant le réchauffement climatique, les guerres et conséquences du capitalisme.

Une bombe à retardement au bord de l’explosion

L’abandon du Kurdistan Syrien : Rojava par les puissances occidentales aura pour conséquence, la libération et la disparition dans la nature de dizaines de milliers de combattants de Daesch et leur famille. Parmi eux 14 000 étrangers qui sont venus se battre pour défendre l’idéal de l’état islamiste. Se sont autan d’auteurs potentiels d’attentats. L’inaction des forces occidentales aura des conséquences sur son territoire à moyen ou long terme, des familles de l’État Islamique se sont déjà échappées du camp d’Ain Issa.
Ensemble réclamons l’arrêt de l’attaque de la dictature Turque et le retrait des troupes turques et de ses alliés Islamistes. Nous exigeons que le PKK soit retiré de la liste des terroristes et que Erdogan soit jugé par un tribunal international pour ses crimes de Génocide contre les peuples du Kurdistan.

Les organisations signataires : HDP (association des peuples libres, CVA22, appel des cents pour la paix, la France Insoumise, le PCF, Ensemble, ATTAC, Solidaire, mouvement de la paix, des citoyens.


La plateforme du CVA 22

Le Collectif de Vigilance Antifasciste 22 est d’abord né d’une réaction, d’une volonté d’action contre la propagation des idées d’extrême­-droite qui s’est concrétisée à Saint­-Brieuc par l’appel à un rassemblement contre l’accueil des migrants. Il n’était pas question pour nous de leur laisser la rue.

Au-­delà de cette initiative, les organisations et individuEs alors réuniEs sont tombées d’accord pour que la contre ­offensive s’inscrive dans la durée, au vu de la (...)