SOLIDARITE LIBRE FLOT

mercredi 6 avril

Rassemblement samedi 9 avril a 12h devant la préfecture de saint brieuc pour exiger la Liberté pour Libre Flot et contre la progression de l’autoritarisme
Tout comme des centaines de volontaires partent pour l’Ukraine, Libre Flot s’est engagé en 2018 dans le combat contre Daesh aux côtés des Unités de Défense du Peuple (YPG) au Rojava.
Le 8 décembre 2020, il est arrêté dans le cadre d’une vaste opération « anti-terroriste » avec 8 autres personnes (toutes relâchées). Comme dans l’affaire Tarnac, le dossier d’accusation paraît vide.

Pourtant, malgré l’absence d’éléments matériels probants, il croupit à l’isolement total sur ordre du ministre de la justice depuis 15 mois maintenant. L’isolement est pourtant censé être une mesure d’exception et limitée dans le temps car considérée comme une forme de torture par les organisations de défense des droits humains.

Pour dénoncer cette injustice, il a entamé une grève de la faim depuis le 27 février. Fin mars, la dégradation de son état de santé a nécessité son hospitalisation.

Le traitement extrême qui lui est infligé contraste avec le laisser-faire complice du gouvernement, de sa police et de sa justice quand l’extrême droite violente et assassine. A titre d’exemple, la semaine dernière, Loïc Le Priol, un militant d’extrême-droite du GUD et proche du RN, a assassiné un rugbyman argentin à Paris. Il était en liberté alors qu’il était en attente de jugement pour acte de torture. Nous n’oublions pas non plus que sans la ténacité d’une mère, quatre criminels d’extrême-droite et proches du RN n’auraient pas été inquiétés par la justice après avoir tabassé deux jeunes de 16 et 18 ans à Nantes. Ils les avaient pris pour cible armés de barres de fer et bouteilles en verre car ils supposaient qu’ils revenaient d’une manifestation contre le RN entre les 2 tours des élections présidentielles.

Deux poids, deux mesures
La violence du gouvernement face à Libre Flot et à ses camarades n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans un processus d’intensification de la répression contre celles et ceux qui s’opposent au rouleau compresseur capitaliste et xénophobe : les collectifs de solidarité envers les réfugiés, les mouvements antiracistes, anticapitalistes…
Elle s’inscrit dans un processus où les idées et discours d’extrême-droite se banalisent dans la rue, dans les médias et au sein des institutions du gouvernement.

Ainsi, nous dénonçons la dissolution par le gouvernement du GALE (groupe antifasciste Lyonnais et Environs), de Palestine Vaincra, un collectif de soutien à la résistance palestinienne et du CCIF, une association de lutte contre l’islamophobie, ainsi que les procédures de dissolution lancées à l’encontre de Nantes Révoltée, un média couvrant les luttes sociales.

Pour ne pas laisser sans réponse ces attaques du gouvernement et ces glissements xénophobes et autoritaires, RDV le samedi 9 avril à 12h devant la préfecture de Saint-Brieuc.

Le collectif 8/12 Saint Brieuc, le CVA22 et l’appel des cent pour la paix.


La plateforme du CVA 22

Le Collectif de Vigilance Antifasciste 22 est d’abord né d’une réaction, d’une volonté d’action contre la propagation des idées d’extrême­-droite qui s’est concrétisée à Saint­-Brieuc par l’appel à un rassemblement contre l’accueil des migrants. Il n’était pas question pour nous de leur laisser la rue.

Au-­delà de cette initiative, les organisations et individuEs alors réuniEs sont tombées d’accord pour que la contre ­offensive s’inscrive dans la durée, au vu de la (...)